Youhou ! Ça y est, ma page Facebook vient d'entrer dans sa première centaine ! Comme on dit : "les petits ruisseaux font les grandes rivières ! https://www.facebook.com/LindenOliver.
Merci à tous les "likers", vous êtes formidables ! Merci pour votre suivi et pour les nombreux partages !
Pour vous remercier, voici un petit extrait ! Bonne lecture !
« La
Taverne des Défenseurs était le repère des gardes de la ville et des chevaliers
du roi. Autrefois, il était aussi celui des Dames d’Yssel. Pour honorer les
généraux qui avaient dirigé les troupes de Castelclayr, les murs étaient
décorés de petits blasons de cuivre sur lesquels étaient inscrits leurs noms
depuis le règne de la reine Sans-Nom.
Au-dessus du comptoir trônaient les écussons aux noms de Karesh, Revvel et
Brillian. Celui de Moéva était encore accroché avec eux et Davinn, le patron de
l’établissement, refusait catégoriquement de l’enlever à moins que la jeune
femme ne vienne le lui demander en personne.
La salle commune était immense et différents groupes la remplissaient sans
cesse au gré des pauses et des jours de permission. L’ambiance était
bon-enfant. Les sergents d’armes et les chevaliers avaient peu l’occasion de se
côtoyer, et les défis qu’ils se lançaient tournaient généralement en joyeuse
pagaille. Les soirs plus calmes, les nouvelles recrues se tenaient agglutinées
contre le comptoir, fascinées par les récits que le patron racontait avec verve
à propos des hauts faits qui avaient eu lieu ici. La famille de Davinn gardait
cette maison depuis des siècles et certaines histoires se transmettaient au fil
des années, aussi inoxydables que la passion des propriétaires pour leur métier
et leur clientèle. Certaines tables et chaises portaient une plaque en cuivre
au nom de leurs illustres habitués. Là, près de la grande cheminée, s’était toujours
assis le premier-chevalier Looÿs, et quelques siècles après lui le chevalier de
Jais Alistair. Dans un des murs, on pouvait voir un enfoncement rond : c’était
la marque du poing du prince Anreïl – il avait donné ici un coup de rage et
d’impuissance en apprenant la mort de son frère Delaïr. Sur le comptoir,
Gabriald – du temps où il était seulement capitaine des chevaliers d’Ivoire –
avait gravé la tête de son chien-loup Rixy qui lui avait sauvé la vie à la
bataille de Slov’debb. Si cette table était branlante, c’est parce que dame
Moéva avait plongé sur deux sergents lors d’une rixe et les pieds du meuble
avaient cédé sous leur poids à tous les trois. Un soir de beuverie
particulièrement excentrique, Darran des chevaliers d’Ambre avait mélangé tout ce
qui lui était passé entre les mains, et depuis on appelait ce breuvage, le «
spécial Darran » ! A bien des égards, la Taverne des Défenseurs était un musée
vivant, et Davinn détenait les clefs d’une page importante de l’histoire de la
grande cité. »
Les Pèlerins d’Yssel, tome 2 : les Vengeurs, chapitre 2.
Merci pour votre lecture et votre soutien !
A très bientôt !
Commentaire laissé par John Diétévitch sur la page FB :
RépondreSupprimer"Bonjour, je n'ai pas pu laisser de commentaire sur le site, alors je le mets ici. L'écriture est fluide, pas trop surchargée... Des phrases courtes mai pas trop simples. Une réelle ambiance émerge à la lecture, tant et si bien que j'ai eu envie d'aller prendre un verre dans la taverne des défenseurs avec une jolie damoiselle... Bagarre et ripaille, je trouverai bien un petit coin où boire un verre tranquillement ! A la votre ! lol !"
Merci pour ce message qui m'a fait chaud au cœur !
Amicalement !